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Les surfaces en prairies sont de plus
en plus faibles, elles représentent moins de
20% de la surface de Jura Sud.
Les prairies participent à
la richesse biologique du territoire : elles sont
principalement gérées extensivement
par l'agriculture, avec peu ou pas d'apport d'engrais
et fauchées plutôt tardivement. Vertes
au printemps, elles deviennent jaunes en hiver, couleur
caractéristique des prairies extensives.
Les prairies sèches fauchées
ou pâturées sont en très forte
régression au niveau national du fait de
la fertilisation ou du reboisement, elles sont ici
fréquentes : un tapis de graminées
fines duquel sortent quelques tiges de brôme
dressé, flouve, avoine pubescente, brize,
fétuque ovine. La richesse floristique est
très forte, ceci donne à ces prairies
un aspect très coloré : sauge, vulnéraire,
lotier, sainfoin, campanules, oeillet des chartreux,
centaurées, scabieuses, et bien d'autres
encore égayent la prairie accompagnées
de nombreuses orchidées telles que l'orchis
bouffon, l'orchis brûlé, l'orchis militaire,
la platanthère.
Prairies sèches, prairies fraîches,
mais aussi prairies pâturées à
gentiane jaune. Ce type de prairie qui est l'image
même du Jura est en régression sur notre
territoire en dessous de 700 mètres d'altitude. |
Prairie fraîche de fauche,
plateau |
| Milieux charnières,
les haies, murets et murgers (terme jurassien désignant
les amas de pierres résultant de l'épierrage
des parcelles), assurent l'équilibre de la faune
et de la flore. Ils servent de refuge à une faune
variée : de nombreux petits mammifères,
des reptiles tels que le Lézard vert, les oiseaux
tels que la pie grièche, la huppe fasciée. |
Richesse
écologique, richesse des paysages, ces milieux
sont tributaires du maintien de l'agriculture.
Il y a deux siècles, la région
de Moirans-en-Montagne se distinguait déjà
par une agriculture peu prospère du fait de
ses sols ingrats.
Aujourd'hui, il ne reste plus que
21 exploitations. L'élevage laitier pour la
production de fromages AOC, qui a fait la richesse
du Jura au début du XXème siècle
ne concerne que 24% des exploitations de Jura Sud,
contre 50% pour la moyenne du département.
Les dernières fromageries autrement appelées
"chalets" ont fermé dans les années
60.
La particularité de Jura Sud est la capacité
qu'ont eu les exploitants de diversifier leurs revenus
: vente directe de viande, fabrication à
la ferme de fromages ou agrotourisme. Cela concerne
60% des exploitations, alors qu'au niveau départemental
on atteint difficilement les 23%.
De plus en plus de personnes pratiquent
l'agriculture de loisirs : ânes, chevaux, moutons.
Ce dernier type d'agriculture devient incontournable
pour l'entretien des parcelles les plus difficiles. |